Nouvelle de science-fiction que j'ai écrite pour un concours en quatrième..
Un personnage envoyé dans le futur, fait la rencontre de ses lointains descendants..
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Arrière...
Le 8 Juillet 2007
__Bonjour Samuel,
J'ai à te raconter une aventure hors du commun et fort troublante.
Hier matin, il n'était pas encore sept heures que quelqu'un sonna à ma porte. Fort mécontent d'être réveillé si tôt, je me levai avec la ferme intention d'exprimer le fond de ma pensée à l'individu qui avait osé troubler mon sommeil. Mais lorsque j'arrivai sur le pas de ma porte, nul ne s'y trouvait. Je me dis que j'avais surement rêvé et je suis entré dans ma cuisine afin de prendre un café. Après avoir bu mon breuvage, je m'aperçus qu'à la place de mon ancien four qui, je dois dire, laissait quelque peu à désirer, il y avait une étrange machine. Elle avait l'apparence d'un four mais en beaucoup plus sophistiquée. Il y avait à l'intérieur une mixture répugnante. Je voulus ouvrir la porte de la machine pour mieux voir ce que c'était, mais une voix de robot m'arrêta sur le coup:
__«Tu-ne-peux-pas-ou-vrir-le-four-tant-que-ce-qui-est-à-l'in-té-rieur-n'est-pas-cuit-à-point. Pour-que-ce-soit-le-cas-fais-le-cuire-pen-dant-qua-rante-cinq-mi-nutes-et-dix-se-condes.»
Ce que je fis. Lorsque le four fut programmé, un rayon de soleil extrêmement puissant traversa la vitre de la cuisine, ce qui permit au four de se déclencher, je compris donc que cette machine fonctionnait à l'énergie solaire. A peine le four fut-il mis en marche qu'un insoutenable bruit me prit la tête.
Lorsque le calme fut enfin revenu, je n'étais plus dans ma cuisine, à vrai dire, je n'avais aucune idée de l'endroit où je me trouvais. Et plus incroyable encore, je n'étais plus en pyjama mais j'étais vêtu de ma tenue la plus décontractée: mon jean délavé et ma chemise noire.
Je commençais à m'aventurer dans ce lieu inconnu puis, au loin, j'aperçus deux silhouettes. Dès que je pus les distinguer plus nettement, je crus voir mon reflet, mais un reflet qui aurait exagéré mon style. C'était étrange, mais tout de même d'un réalisme étonnant. Je pris peur puis cela m'intrigua. Je me suis approché. C'était comme si je me regardais dans un miroir, mais un miroir qui changerait les couleurs, ou bien les intensifierait: nous avions tous les trois les cheveux courts dressés en pics, mais l'un d'eux les avait blancs vifs et l'autre les avait rouges flamboyants, alors que moi je les ai simplement bruns. Quant à leurs yeux, ils étaient d'une beauté incomparable. Le garçon aux cheveux blancs avait un regard de braise. Ses yeux étaient rouges sang avec une lueur foudroyante. L'autre garçon avait un regard assassin. Il avait les yeux noirs avec une lueur de rage. En revanche, mes yeux ne sont teintés que d'un bleu-gris et parsemés, c'est ce que l'on me dit de temps à autre, de petites étincelles de vie. Il y a également leurs dents, d'une extrême blancheur, les miennes sont blanches mais, sans plus. Et leurs canines sont incroyablement pointues, les miennes le sont, certes, puisque ce sont des canines, mais tout de même. J'appris par la suite leurs prénoms: le jeune homme au regard de braise s'appelait Sanders. Son frère jumeau portait le nom de Khaoss. Dès qu'ils me virent, ils coururent vers moi en criant:
__«Arrière cent-onze grand-papy !!!!»
J'avoue que sur le moment je ne compris pas ce qui m'arrivait. Et je crois que l'expression de mon visage le leur fit comprendre rapidement car ils s'arrêtèrent tout de suite. Ils me demandèrent:
__«Qu'y a-t-il ?»
Je ne pouvais dire mot, puis me repris:
__«Pardon, comment m'avez-vous appelé ?
__- Euh... arrière cent-onze grand-papy, pourquoi, y a-t-il un problème ?
__- Non... enfin si... je ne sais pas... je n'y comprends rien, je ne vous connais pas et pourtant vous, vous semblez me connaitre.
__- Mais, tu ne nous reconnais pas ? Nous sommes tes arrière cent-onze petits-enfants.
__- Pourquoi "cent-onze" ?
__- C'est pour abréger : sinon, il faudrait dire cent-onze fois "arrière" et seulement après on pourrait dire "petits-enfants" ou bien "grand-papy". Tu comprends ce serait trop long.»
Après toutes ces explications je leur demandais comment ils m'avaient reconnu, ils répondirent:
__«N'as-tu pas remarqué l'incroyable ressemblance qui nous unit à toi ?
__- Si, à vrai dire, c'est la première chose que j'ai remarquée. Mais ce n'est pas suffisant...
__- Et ton sixième sens, tu n'as rien ressenti ?
__- ... Je n'ai pas de sixième sens, je n'en possède que cinq.
__- Comment ?!»
Ces deux jeunes garçons étaient incroyables, ils semblaient tous les deux tout savoir. Cependant, Sanders ne pouvait s'empêcher de justifier, alors que Khaoss, lorsque quelqu'un lui demandait une explication, répliquait simplement que c'était comme cela et que nous n'y pouvions rien. Il paraissait agacé et me demanda:
__«Tu n'as pas l'air convaincu.
__- Mais si, si, bien sûr...»
Sanders poursuivit:
__«Il a raison, c'est pourquoi nous allons te le prouver.»
Khaoss semblait très heureux, je le questionnai:
__«Je croyais que tu n'aimais pas justifier.
__- Je déteste.
__- Alors pourquoi cette illumination de joie sur ton visage ?
__- C'est parce que Kaiser va enfin rencontrer une nouvelle tête !»
Nous arrivâmes devant une immense résidence. Sur la boite aux lettres était écrit en noir et rouge: "ITAYE". Je m'arrêtai surpris et leur demandai:
__«Vous habitez ici ?
__- Oui ! affirma Sanders, tu vois, ton sixième sens se développe.
__- Non, je ne pense pas.
__- Comment l'as-tu su alors ?
__- C'est simple: sur la boite aux lettres est écrit "ITAYE". Moi, je m'appelle Gabriyann ITAYE, et puisque vous me dites que vous êtes mes arrières je-sais-plus-combien petits-fils, nous avions des chances de porter le même nom.»
Nous entrâmes et nous entendîmes un énorme rugissement, je pris peur et me cachai derrière Khaoss qui me rassurait:
__«N'aie pas peur, c'est Kaiser.
__- Mais ce n'est pas un chien ?!
__- Je n'ai jamais dit cela, regarde...»
Et en prononçant ces paroles, il avait ouvert la porte du garage, et un jeune lionceau possédant des dents incroyablement grandes me sauta dessus.
__«Il est inoffensif, très gentil, mais le seul petit problème c'est l'ampleur de sa stupidité : il ne comprend rien, son Q.I. n'est que de 3,14.
__- Mais il est de quelle race ?
__- C'est un lion-dents-de-sabre, il a sept mois. »
Sanders, qui était déjà au sous-sol, nous appela:
__«Arrière cent-onze grand-papy, Khaoss, venez j'ai tout préparé !»
Nous descendîmes le rejoindre puis il me demanda de m'asseoir et me dit:
__«Serre le poing gauche.
__- Pourquoi ?
__- Je vais te faire une prise de sang.»
Pendant qu'il me prélevait du sang, j'observais la pièce dans laquelle je me trouvais: ce sous-sol avait été aménagé en un splendide laboratoire. Une fois qu'il eu finit, il en fit une à Khaoss puis lui demanda de lui en faire une à son tour. Lorsque tout cela fut finit, Sanders compara nos trois ADN: il entra les échantillons de sang dans son ordinateur: le sien et celui de Khaoss étaient exactement les mêmes. Le mien et les leurs possédaient une partie complètement identique et une autre totalement différente:
__«Tu vois, me dit Sanders, la partie identique correspond à la descendance, l'autre partie correspond à beaucoup trop de choses, ce serait trop long à t'expliquer.»
Après avoir appris toutes ces choses, je fis un tour dans le laboratoire. Je m'arrêtai devant un calendrier étrange:
__«C'est vous qui avez conçu ce calendrier ?
__- Non, me répondirent-ils comme si c'était une évidence, nous l'avons acheté au début de l'année.
__- Mais... il n'y a que dix mois.
__- Et alors ? demanda Khaoss, chaque mois comporte quarante jours, ce qui fait quatre-cents jours dans une année, il y a vingt heures dans une journée, chacune de ces heures est constituée de cent minutes, étant elles mêmes constituées de cent secondes chacune. Je ne vois pas où est le problème.
__- Le problème c'est tout ce que tu viens de me dire.»
Tout en prononçant ces mots, je retournai le calendrier et y vis inscrit "4717". Sanders voulait comprendre:
__«Mais d'où viens-tu exactement ?! Ou plutôt... de quand...
__- Sept juillet 2007.
__- Nous sommes le sept juillet 4717, nous avons donc exactement 2710 ans de différence, s'il te plaît, explique nous comment tu es arrivé ici.»
Je leur ai donc raconté mon aventure, je leur expliquai également comment fonctionne notre chronologie. Une fois mon récit terminé, Sanders me demanda de lui décrire le mystérieux four afin de faire un croquis. Ce que je fis. Lorsqu'il eut fini son schéma, il le donna à Khaoss qui se mit à fabriquer la réplique parfaite du four. Pendant ce temps, je continuais ma visite du laboratoire. Tout à coup, je me sentis mal:
__«Que t'arrive-t-il arrière cent-onze grand-papy ?
__- J'ai du mal à respirer.»
Sur le champs, Sanders fit un prélèvement d'air et l'analysa:
__«Il n'y a presque plus de dioxygène, sinon tous les autres gaz sont présents.
__- Mais comment vais-je survivre s'il n'y a plus de dioxygène ?
__- Pourquoi ne respires-tu pas un autre gaz ?
__- Mais je ne peux pas...»
Il m'emmena dehors pour y trouver un peu de dioxygène. Lorsque je pus respirer plus aisément je lui demandai des explications, il me répondit:
__«Explique-moi d'abord comment toi tu respires et quelle est la composition de ton atmosphère.
__- Mon atmosphère est composée de 78,1% de diazote, 20,9% de dioxygène et 1% d'autre gaz. Nous consommons du dioxygène et nous rejetons du dioxyde de carbone. A toi de me donner des explications maintenant.
__- Et bien nous, nous ne consommons pas de gaz en particulier, et nous rejetons simplement les gaz dont nous n'avons pas eu l'utilité. En ce qui concerne la composition de notre atmosphère, c'est un mystère: elle varie tout le temps.»
Nous retournâmes voir Khaoss qui avait terminé son chef-d'½uvre. Il avait ajouté au four un mode décongélation. Il avait placé à l'intérieur de la machine un énorme bloc de glace. Avant d'activer le four en mode décongélation pendant quarante-cinq minutes et dix secondes ils me demandèrent pourquoi j'avais été envoyé ici, je ne savais pas quoi répondre. Soudain, un jeune homme me sauta dessus en criant:
__«Emanuel, tu vas mourir !!!»
J'eus juste le temps de me baisser pour l'éviter. Il se prit le mur et s'évanouit. Sanders et Khaoss me demandèrent qui il était et je leur dis que c'était une vieille connaissance, Zack. Ils me questionnèrent ensuite sur cet Emanuel:
__«Qui est cet homme pour qui Zack t'a pris ?
__- Emanuel était mon frère jumeau, il était militaire, il est malheureusement décédé au combat. »
Nous attendîmes que Zack se réveille pour le questionner. Dès qu'il ouvrit les yeux, il me dit:
__«Mais tu n'es pas Emanuel, tu es Gabriyann ! Ton frère possédait une cicatrice entre les deux yeux, la tienne est sur ton sourcil gauche. Où est Emanuel ?!
__- Que lui veux-tu ?
__- Réponds-moi !!
__- Tu ne pourras pas le tuer.
__- Tu ne pourras pas le protéger !
__- Ce n'est pas moi qui le protège, c'est quelqu'un de beaucoup plus puissant: la mort. Elle l'a emporté: il est décédé. Pourquoi voulais-tu le tuer ?!
__- C'était personnel !
__- C'est donc toi qui m'as envoyé ici.
__- Oui.
__- Pourquoi ?
__- Ici, cela m'aurait été plus simple de tuer ton frère : je n'aurais eu qu'à l'assommer et il aurait fini par manquer de dioxygène.»
Mes deux arrières cent-onze petits-fils me forcèrent à laisser Zack partir sans lui faire de mal. Ce fut difficile, mais je les écoutai. Plus tard, j'ai dû leur dire au revoir. Je demandais à Khaoss pourquoi il avait rajouté le mode décongélation sur sa machine, il me dit que s'il ne le mettait pas je serais renvoyé 2710 ans dans le futur et qu'en l'actionnant, je serais envoyé 2710 ans dans le passé. Je demandais ensuite à Sanders pourquoi j'avais attéri 2710 ans dans le futur, il m'expliqua:
__«Si j'ai bien compris ce que tu nous as dit lors de ton récit à propos de ta chronologie, pour toi, quarante-cinq minutes et dix secondes sont égales à 2710 secondes.
__- Mais donc il ne faudra pas le mettre autant de temps puisque pour vous, une minute est égale à cent secondes.
__- Tu as raison, heureusement que tu y as pensé. Il va donc falloir le programmer sur vingt-sept minutes et dix secondes.»
Khaoss programma le four comme il le fallait puis il dit:
__«Voilà, j'ai tout programmé, tu n'auras plus qu'à appuyer sur ce bouton. Maintenant nous, nous devons quitter le laboratoire sinon nous serons téléportés dans ton temps avec toi.»
J'appuyai sur le bouton et de nouveau, un puissant rayon de soleil éclaira la machine puis elle refit le même bruit aussi atroce et insoutenable que la première fois. Dès que le calme fut revenu, je me trouvais dans ma cuisine, dans laquelle était revenu à sa place mon ancien four. De plus j'étais de nouveau en pyjama.
__Voilà Samuel, maintenant que je t'ai tout raconté, je te supplie de me répondre avec tes impressions sur cette aventure.
Gabriyann.
Le 17 Août 2007
__Mon pauvre Gabriyann,
Tu sais que tu es mon meilleur ami, j'ai fait quelque chose et j'espère que tu ne m'en voudras pas. J'ai longtemps réfléchi, cela fait plus d'un mois que j'hésite mais j'ai pris ma décision et crois-moi c'est pour ton bien. J'ai lu et relu ta lettre, mais je n'ai pas compris beaucoup de choses, tout de même malheureusement assez pour m'apercevoir que tu devenais fou. C'est pourquoi je t'ai inscrit dans un asile psychiatrique. J'espère vraiment que tu ne m'en veux pas car je te le répète: c'est pour ton bien.
Sincèrement, _ _ _ _ _ _
Ton ami de toujours et pour toujours:
Jeun' Samuel._ _ _ _ _ _